Que l'on habite Paris
ou Genève, l'on se pose souvent les mêmes questions. Réalisé par nos amis du
club de Bussy Saint-Georges, le document suivant répond à un certain nombres
de questions posées par nos futurs adeptes.
Faut-il être souple pour pratiquer le Vovinam ?
Non, ce n’est pas indispensable ! Soit la souplesse est
naturelle, soit on l’acquiert par la pratique d’exercices appropriés. Le
manque de souplesse peut être compensé par d’autres qualités musculaires
telles le ressort, la tonicité.
Ne suis-je pas trop jeune, trop âgé pour commencer ?
Le Vovinam convient aussi bien aux enfants qu’aux adultes,
voire aux personnes d’un âge avancé. En effet, le succès et la notoriété
du Vovinam sont le fruit de sa richesse, de sa recherche perpétuelle de l’équilibre
et de l’harmonie. De ce fait, il est adapté à tout type d’âge et de
morphologie.
Une fois les bases acquises, chaque personne aura la
possibilité de s’orienter vers ce qu’elle souhaite : les Quyen (
combats imaginaires, équivalent des Katas, Thaos ou Pomsee), les armes (bâton
long, sabre, éventail, double couteaux.. ), la self-défense, la lutte
Vietnamienne, le combat, les techniques de ciseaux.
Une femme a-t-elle sa place dans cet Art Martial ?
Oui, sans aucun doute. Il existe bien entendu des domaines de
prédilection pour les femmes, tels que la self-défense, les Quyen, les armes
du type éventail, doubles couteaux. Elles peuvent y exceller car la pratique du
Vovinam ne nécessite pas l’utilisation de la force.
La pratique du Vovinam est-elle compatible avec la pratique
simultanée d’un autre Art Martial, d’un autre sport ?
Oui, mais il va sans dire que cela dépend des capacités de
la personne qui entend le faire. Le but est de pouvoir trouver son bien-être
par les entraînements, se dépenser, s’épanouir, pour éviter d’accumuler
un surplus d’énergie.
Peut on commencer en cours d’année ?
Certainement. Nos classes accueillent des élèves de
différents niveaux. Après une période d’adaptation physique, le nouveau
pratiquant (VoSinh) sera, au prix d’un petit effort de concentration et d’analyse,
à même d’assimiler les techniques déjà acquises par ses camarades.
La philosophie a-t-elle une part importante dans la
pratique du Vovinam?
Oui. Sans « directives », sans but véritable, l’élève
ne peut pas avoir une bonne progression, ni dans l’Art Martial, ni dans sa
vie. Dans le Vovinam, le pratiquant adulte poursuit son apprentissage de la
philosophie en même temps que l’entraînement physique.
Est-ce un Art Martial d’attaque ou de défense ?
Le Vovinam recherche l’équilibre et l’harmonie entre la
force et la souplesse. C’est le principe du Yin et du Yang. Cela se répercute sur notre art martial qui englobe aussi
bien l’attaque que la défense.
Un bon combattant risque beaucoup s’il néglige sa défense.
De même, un bon défenseur peut difficilement s’en
sortir s’il ne sait pas contre-attaquer.
Pourquoi existe-t-il autant d’Arts Martiaux
différents ?
Un grand Maître a dit un jour « Si les hommes n’avaient
qu’un seul caractère, il n’y aurait qu’un seul Art Martial ». Chaque Art Martial a un fondement , une philosophie, un sens,
une éthique. L’important est de respecter chaque Art Martial.
Pourquoi êtes-vous vêtus d’un kimono (Vo phuc)
bleu ?
Bleu est la couleur du ciel au lever du jour, la couleur de l’espoir.
Le Vovinam est un art de vivre, d’ou le choix de cette couleur.